3 fondamentaux de l'excellence opérationnelle

Toute entreprise industrielle souhaitant se développer et faire face à la concurrence doit adopter une stratégie d’amélioration continue. Les petits changements apportés sur les différents niveaux de l’entreprise améliorent son rendement global. L’excellence opérationnelle s’inscrit dans cette logique. Découvrons-en les détails !

Définition de l’excellence opérationnelle

Bien que certains auteurs décrivent l’excellence opérationnelle comme une philosophie alors que d’autres la voient comme une démarche, nous allons essayer de simplifier les choses.

On peut considérer l’excellence opérationnelle comme un objectif recherché par les entreprises souhaitant améliorer leurs rendements en implantant des processus d’amélioration continue.

Démarche systématique et méthodique menée dans une entreprise, l’excellence opérationnelle repose sur des améliorations visant à maximiser les performances de tous les intervenants de l’entreprise. Pour atteindre les objectifs de l’excellence opérationnelle, certaines théories et méthodes sont appliquées. Voici les 3 fondamentaux que nous trouvons les plus intéressants à implanter.

Management des Standards de travail

Les standards de travail font partie de la documentation industrielle indispensable au fonctionnement de l’entreprise. Ils décrivent la manière avec laquelle les opérateurs doivent exécuter leurs tâches pour éviter tout gaspillage, retard ou non-conformité.

Tendant vers l’excellence opérationnelle, les industriels ont intérêt à bien gérer leurs standards de travail, et ce en assurant leur mise à jour régulière pour qu’ils soient toujours efficaces. La digitalisation des documents permet à l’entreprise d’assurer une meilleure gestion en mesurant leur utilisation, leur respect et les possibilités d’amélioration.

Le management des standards de travail s’inscrit dans le Lean Management. Cette démarche a pour ultime objectif l’élimination des gaspillages pour une meilleure efficacité.

La résolution des problèmes (Méthode A3)  

La méthode A3, nommée auprès du format de papier, est une méthode de résolution de problème qui repose sur la décomposition de la problématique afin de trouver la bonne voie de résolution. Cette démarche comporte 6 étapes :

  • L’identification et la clarification du problème : pourquoi le traiter, comment il s’est déclenché, etc.
  • Définition de la situation actuelle et de l’objectif à atteindre.
  • Recherche et analyse des causes du problème : en utilisant les 5 pourquoi ou l’outil QQOQCP.
  • La recherche des 5 meilleures solutions qui ont un impact positif sur la résolution du problème.
  • Définition du plan d’action : comment les actions requises seront mises en œuvre ?
  • Le suivi des résultats et la mise en place des ajustements nécessaires

L’élimination des gaspillages

L’excellence opérationnelle vise l’optimisation de la productivité de l’entreprise en effectuant la chasse aux gaspillages liés au fonctionnement. Pour atteindre cet objectif, on repose sur des méthodes comme le Muda, pour éliminer le gaspillage lié à la production.

Il faut savoir, tout d’abord,  que l’application de cette méthode permet la réduction des coûts et des délais de production d’un projet. Elle permet d’améliorer les performances des processus et méthodes existants. Elle est axée principalement autour de 7 gaspillages :

  • La surproduction: la production des pièces en nombre supérieur aux commandes ou avant la commande engendre des complications au niveau logistique. En effet, elle est à l’origine de coûts de stockage plus élevé. Aussi, le temps passé à l’élaboration de ces tâches supplémentaires est du gaspillage.
  • Le surprocess: cela consiste essentiellement à faire plus de travail ou réaliser une tâche qui n’apporte aucune valeur ajoutée. Cela impacte aussi le contrôle de qualité puisque les produits issus de ce surprocess passent par ce dernier.
  • Le surstock: lié au premier gaspillage (surproduction), le surstockage pourrait créer des stocks morts ou dormants qui tombent dans l’oubli et ne seront plus utilisables. Il faut savoir que la gestion des stocks s’avère être une activité-clé d’une industrie. Pour limiter le sur-stockage, il faut tout simplement trouver un équilibre an niveau de la gestion des approvisionnements, la production et la livraison.
  • Le transport ou le déplacement inutile: cela renvoie aux déplacements de la matière première, des encours ou des documents qui n’apportent aucune valeur pour le client. Il s’agit d’une consommation inutile de ressources et de temps qui impactent les coûts. Par exemple, faire des transferts à vide ou encore des déplacements inutiles entre plusieurs sites de stockage ou poste de travail ajoute de la pénibilité aux tâches effectuées par les employés.
  • Les mouvements inutiles: des postes de travail non ergonomiques et un espace de travail mal organisé causent des mouvements du personnel qui seraient inutiles au final et peuvent être éliminés en agissant sur la cause. Ce type de gaspillage peut altérer la production de l’entreprise. Il peut également avoir des conséquences sur la santé et la sécurité des équipes.
  • Les pièces défectueuses et les rebuts : le fait de produire des pièces défectueuses ou non conformes pourrait nuire à la réputation de l’entreprise et à sa rentabilité. L’idéal serait de faire bien du premier coup, mais en réalité l’objectif est de réduire le taux de rebut à son strict minimum
  • Le temps d’attente: l’organisation de la chaine de production ou de distribution doit éliminer les temps d’attente entre 2 tâches maximisant ainsi l’exploitation du temps. Pour éviter de perdre du temps et regagner en fluidité, il est recommandé de veiller au réapprovisionnement régulier de ses stockages et optimiser sa planification interne.

En d’autres termes, nous pouvons dire que le gaspillage est toute activité qui consomme des ressources, sans pour autant apporter une valeur au client final. Toutefois, il est important de différencier le gaspillage nécessaire du pur gaspillage. Nous parlons de gaspillage nécessaire  lorsque les activités n’ajoutant aucune valeur sont primordiales afin d’assurer la qualité du produit. Par exemple, les tests, les planifications ou encore les rapports.

Un outil pour favoriser l’excellence opérationnelle

Chez Picomto, nous développons notre solution d’instructions de travail digitales pour répondre à plusieurs problématiques chez les industriels à recherche de performance industrielle : Avoir une meilleure gestion des standards en production, s’équiper d’un outil flexible et puissant pour aider les opérateurs dans leurs tâches, collecter les données terrain pour alimenter les processus d’amélioration continue, diminuer les erreurs en production et garantir la satisfaction client.